Les écosystèmes d'innovation

April 10, 2017

 

Il est de plus en plus difficile d’innover seul. Plusieurs facteurs expliquent ce constat, notamment : la pression croissante à innover, l’internationalisation de la R&D et la complexité croissante des technologies.

 

C’est ainsi que depuis 10 ans, le concept d’open innovation s’est imposé en management de l’innovation.

 

L’open innovation regroupe l’ensemble des pratiques permettant à une entreprise d’utiliser les idées et solutions des autres pour innover, et inversement, de proposer ses idées et solutions aux autres.

 

La notion d’écosystème prend donc un sens nouveau et on peut donc parler d’écosystèmes d’innovation.

 

Dans les faits, nous distinguons 3 types d’écosystèmes :

 

– l’écosystème interne,

– l’écosystème de proximité,

– l’écosystème global.

 

Parler d’écosystème interne et d’open innovation peut sembler contradictoire. C’est oublier qu’une entreprise n’est pas une structure homogène mais est constituée d’un ensemble de sous-structures (filiales, division, département, équipes…).

 

Ce phénomène engendre un cloisonnement et une déperdition d’informations. Fédérer ses différentes équipes, les mettre en relation, permet une meilleure circulation de l’information. Solliciter ses équipes, notamment grâce à la mise en place d’outil de management des idées, va favoriser l’émergence des idées. Faciliter la communication entre les équipes va favoriser la concrétisation de ces idées.

 

Le bémol est que cet écosystème interne va favoriser essentiellement l’innovation incrémentale, à savoir une amélioration de l’existant au détriment de l’innovation de rupture.

 

L’entreprise n’est jamais isolée. Elle évolue au sein d’un écosystème constituée de ses fournisseurs, clients, partenaires… L’entreprise doit être en mesure de solliciter cet écosystème afin de collecter les idées et solutions alimentant son processus d’innovation.

 

Certains clusters, notamment les pôles de compétitivité, ont été lancés dans ce sens : faciliter le rapprochement entre les acteurs locaux d’une filière (industrie, recherche et formation) afin de générer de nouveaux projets innovants et collaboratifs. Dans ce cadre, le risque est de rester « entre soi ». N’oublions pas que la mixité favorise l’innovation et notamment l’innovation de rupture.

 

Enfin, au niveau ultime, l’entreprise doit être capable d’identifier et exploiter les opportunités technologiques à un niveau mondial et de façon transversale, c’est-à-dire au-delà de ses domaines scientifiques et techniques habituels. La richesse de ce gisement est bien plus importante à tel point qu’il est possible de trouver systématiquement les solutions pertinentes.

 

De plus, cette approche favorise l’innovation de rupture. La difficulté réside ici, dans la capacité organisationnelle et méthodologique à identifier et exploiter ces solutions.

 

Les bénéfices liés à l’exploitation des écosystèmes sont ceux de l’open innovation, à savoir :

– davantage d’innovation,

– réduction des délais, des coûts et des risques liés à l’innovation,

– meilleure valorisation de ses ressources.

Sur ce dernier point, il est important de préciser que l’entreprise peut bien entendu faire partie de l’écosystème des autres et ainsi proposer ses solutions…

 

 

L’équipe GV

 

 

 

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