Ce que disent les responsables R&D

April 2, 2017

 

Nous avons pu lire, il y a peu, une publication récente d’une étude de PRODOC sur la place des docteurs dans les entreprises de la région Nord-Pas-de-Calais.

 

Lien vers l’étude.

 

Outre les chapitres consacrés aux docteurs, d’autres abordent le discours des responsables R&D ou innovation. C’est ce discours, au travers d’analyses qualitatives, qui a particulièrement retenu notre attention.

 

Tout d’abord, on retrouve très nettement une dichotomie entre un univers technique et un univers scientifique. En effet, l’univers technique est celui de l’industrie qui « fabrique », « produit » avec des « machines » et des « usines ». On est donc dans un univers ancré dans la réalité et le concret influencé par le commerce et la finance.

 

L’univers scientifique est celui où l’on « cherche », « explique », « découvre » et « publie » avec des « experts », des « doctorants » et des « universitaires ».

 

Plus finement, on trouve une distinction entre la recherche fondamentale et la recherche appliquée comme le matérialisent les propos suivants d’un responsable : « Ce n’est pas de la recherche pure et dure, si on veut c’est de la recherche mais on travaille sur des bases concrètes pour essayer de trouver des produits innovants chaque année, c’est ça qui nous met en valeur par rapport à une autre entreprise ».

 

La recherche fondamentale étant perçue comme extérieure à l’entreprise alors que la recherche appliquée est perçue comme offrant des possibilités techniques en réponse à des problématiques industrielles.

 

Le rapport au temps est donc différent, sur le long terme pour la recherche fondamentale, sur le court terme pour la recherche appliquée et pour le développement appelé « pur et dur ».

 

Nous avons pu nous même constater ce souci de la part des responsables en entreprise de bien faire comprendre qu’il ne font pas de recherche fondamentale mais bien de la R&D avec des finalités industrielles et commerciales.

 

Les motivations pour innover sont liées à la pression de la concurrence,  de la rentabilité, de la satisfaction client, de l’évolution de la gamme ou de la création d’emploi. Parfois, comme un engagement personnel guidé par la volonté d’apprendre ou comme un engagement environnemental et sociétal.

 

L’innovation est catégorisée en innovation de processus, incrémentale ou de rupture parfois appelée « révolution ». On constate ici, un véritable biais entre les représentations et la réalité car une innovation de processus peut être incrémentale ou de rupture tout comme une innovation produit. De même, une innovation de rupture n’est pas nécessairement (et heureusement) une révolution.

 

L’engagement dans l’innovation est variable selon les secteurs. Les secteurs traditionnels ou conservateurs qui innovent peu :

 « Nous sommes assez conservateurs chez X, donc on innove peu »

 

Pour beaucoup d’établissements rencontrés du secteur de l’environnement, de l’agroalimentaire, de la biologie, de la santé et de la pharmacie, la R&D et l’innovation sont inhérentes à l’activité même de l’établissement qui y consacre une bonne partie de son personnel.

 

Je vous invite à consulter cette étude très complète et bien réalisée pour découvrir les autres thématiques abordées notamment les moyens financiers, les moyens humains et la place des docteurs.

 

 

L’équipe Global Vision

 

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