La réalité de l’Open Innovation dans les grandes entreprises

open innovation

Accenture a publié récemment une étude, en collaboration avec l’ESCP Europe,  sur les usages de quelques grands groupes internationaux en matière d’open innovation. (Danone, l’Oréal et Thales pour les français).

Pour télécharger l’étude

Tout d’abord, l’étude confirme que l’open innovation a un réel impact positif sur l’innovation et notamment sur :
- la réduction du time to market,
- le propriété industrielle, l’ouverture obligeant à clarifier les droits des uns et des autres
- la tenue d’un agenda du développement durable en facilitant le lancement et la réussite  de projets dédiés,-
- la propension à innover, avec plus de projets d’innovation.

Les autres principaux enseignements :

- l’open innovation a dépassé le stade expérimental et fait l’objet de processus clairement établis au sein de l’entreprise.

- l’open innovation est aujourd’hui largement répandue, 10 ans ayant suffit pour que la majorité des grandes entreprises s’en emparent. Il faut également noter que les pratiques ont largement précédées la terminologie.

- l’accroissement exponentiel des sources d’idées et de solutions considérées. A ce propos, P&G estime que pour un ingénieur travaillant sur une problématique en interne, il y en a 200 autres à l’extérieur.

- 3 niveaux d’ouverture sont identifiés : le ‘topic-oriented’ (orienté sur certains sujets), le ‘partner-oriented’ (orienté sur certains partenaires) et ‘fully open’ (complètement ouvert). La plupart des entreprises interviewées pratiquent le ‘topic-oriented’ en choisissant les sujets sur lesquels elles vont chercher des solutions à l’extérieur. D’autres choisissent d’intensifier la collaboration sur de nouveaux sujets avec les partenaires ayant apporté satisfaction. Enfin, les entreprises les plus matures en open innovation sont ouvertes sur tous les sujets et tous les types de partenaires.

-  la question culturelle reste le point central, passer de la culture du ‘not invented here’ au ‘proudly found elsewhere’ est un chemin tortueux.

- Le contrôle de l’open innovation est également un challenge. Deux pratiques émergent : des KPIs dédiés à l’open innovation (nombre de partenaires, nombres d’idées venant de l’exterieur…) ou des KPI généraux à l’innovation mesurant l’impact de l’open innovation

-  la difficulté vient aussi de l’équilibre à trouver entre le nombre potentiel de partenaires et l’intensité du partenariat

- les entreprises diffèrent également dans leur degré de maturité en ce qui concerne le management des partenariats. Les plus matures ont un processus de management clairement établi.

- l’open innovation nécessite de l’investissement : les plus matures ont des équipes dédiées allant jusqu’à 25 experts. De plus, ces entreprises investissent dans des prestataires en open innovation. D’autres pensent que l’open innovation doit être l’affaire de tous et préfèrent opter pour une décentralisation.  Des changements importants dans le management sont donc à prévoir (implication du top management, recrutement, formation, communication interne, incentive…).

Je vous invite vivement à consulter cette étude, si vous vous intéressez à l’open innovation et à sa mise en pratique.

 

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